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30/01/2010: Reportage de la 68ème soirée Jeux de NIM

Une jolie palette de jeu attend les joueurs de la soirée. Comme chaque fois, il y en a pour tous les goûts.

Identik: le jeu d'ambiance où l'on doit dessiner, mais où bien dessiner n'a pas d'importance.

Un joueur "dicte" verbalement un dessin aux autres joueurs, qui tentent d'en reproduire un maximum de détails. Après 90 secondes de griffonnage, le joueur lit dix affirmations sur le dessin. Les joueurs jugent leur réalisation en inscrivant des "oui" ou "non" pour chaque affirmation. Bien sûr, seuls les "oui" rapportent des points. Et, après plusieurs tours de jeux, lorsque chaque joueur aura eu l'opportunité de dicter un dessin, celui qui aura accumulé le plus de points de victoires remportera la partie.

Smallworld: le jeu de conquête sur un plateau, qui représente un monde vraiment trop petit pour tous les peuples fantastiques des joueurs.

Keltis: le jeu abstrait du Dr Reiner Knizia reprend la mécanique de son magnifique jeu à deux Les Cités perdues, mais cette fois dans une version adaptée pour 2 à 4 joueurs. Le résultat fonctionne plutôt bien, même si je regrette un peu la thématique originale.

Malédiction: quel plaisir j'ai eu à retrouver ce jeu où les joueurs choisissent les rôles qu'ils veulent incarner pour réunir des ingrédients magiques, préparer des potions, jouer aux apprentis alchimistes et dépouiller leurs adversaires.

Cyclades est le "gros jeu" de la soirée. Un jeu qui combine à la fois gestion-enchères pour obtenir le pouvoirs des dieux antiques grecs, et placement-colonisation pour développer votre civilisation, et utiliser vos armées et flottes pour vous défendre des adversaires, ou au contraire pour les envahir et vous emparer du fruit de leur développement. Bien que le jeu semble, au premier regard, axé sur la carte des îles (les Cyclades), le jeu est en fait principalement "piloté" par les enchères que les joueurs mènent (sur la gauche de la carte, voir photo), pour obtenir les faveurs des dieux et recruter les créatures mythologiques.

Cyclades est une merveille mécanique, complétée par une merveille esthétique, par ses graphismes et sa multitude de figurines.

La seule réserve sérieuse que j'en ai entendue est la fin abrupte de la partie. Car le jeu se développe très progressivement au cours des premiers tours, mais dès que plusieurs joueurs obtiennent leur première métropole, toute invasion d'une île peut terminer la partie d'un seul coup (car il en faut deux pour gagner). Un seul tour mal géré peut faire basculer la victoire d'un côté ou de l'autre (ou, moins glorieusement, une invasion audacieuse "quitte ou double" de la part d'un joueur). Ma seule réponse actuellement est qu'il faut accepter le jeu tel qu'il est: apprendre à sentir venir le déséquilibre et l'empêcher de se produire en votre défaveur. Et en même temps, le côté bénéfique de cette "menace", c'est la tension qui en résulte au cours des enchères pour obtenir la faveur des dieux et des créatures mythologiques.

En bref, Cyclades est rentré dans mes coups de cœur. Parce qu'il me plonge dans une ambiance de jeu, bourrée de suspense à la façon d'un "thriller", que j'apprécie beaucoup.