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Caylus magna carta

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En 1289, pour consolider les frontières du royaume de France, le Roi Philippe le Bel décide de faire construire un nouveau château. Les ouvriers et les artisans affluent par dizaines, attirés par la fortune que peut leur apporter ce formidable ouvrage. Autour du chantier, une ville émerge lentement. Les joueurs incarnent des maîtres d'œuvre qui développent les infrastructures de la ville, gèrent leurs ouvriers, deniers, ressources et or, et contribuent au développement de Caylus pour gagner le prestige et les faveurs du roi.

Un jeu de William Attia,
illustré par Arnaud Demaegd,
édité par Ystari Games (2007)

Golden Geek Awards (ÉTATS-UNIS)
Vainqueur "Card Game" (2007)
Cote cœur joueurs:postez un avis
Joueurs:2 - 4
Âge:à partir de 10 ans
Durée:Moyen (<60 min)
Public:un ado (12-16 ans)
un adulte (16 ans et +)
 
Type:Jeu de construction et de gestion
Thèmes:Château
Développement
France
Histoire
Moyen-age
Urbanisme / Construction
Ville
 
Complexité:   complexe
Réflexion:   concentré
Stratégie:   stratégique
Interactivité:   très interactif
Convivialité:    
Contrôle:   contrôle
Thème:    
Graphisme:   joli graphisme
Matériel:   bon matériel
 
Top Jeux de société pour joueurs passionnés
Top Jeux de société pour un adulte (16 ans et +)
Top Jeux de société de stratégie
 
Autres sélections:Jeux de société - pour un ado (12-16 ans)
Jeux de société - pour 2 joueurs

Galerie photo


Comme dans le Caylus original, le village médiéval se déploie le long d'un chemin. Chaque carte sur le chemin représente un bâtiment, qui a un coût de construction, une capacité principale pour le joueur qui y place un ouvrier, une capacité secondaire pour le propriétaire lorsqu'un joueur adverse y place un ouvrier. Les capacités des bâtiments permettent le plus souvent de produire ou transformer des ressources. Les ressources sont nécessaires à la construction de nouveaux bâtiments ou des éléments du château. Les bâtiments et éléments de château construits par les joueurs rapportent des points de victoire en fin de partie.


Cartes, pièces, pions en plan rapproché

L'avis de NIM

Le pourquoi du comment - Caylus est le jeu qui a fait exploser la réputation d'Ystari Games auprès du public amateur de jeux de réflexion. Caylus est un jeu de réflexion exigeant, dénué de la moindre influence de hasard, sophistiqué dans ces mécanismes, qui chatouille de plaisirs les neurones des amateurs de stratégie.

Le succès du jeu aidant, ce ne fut pas un grand dilemme pour l'éditeur d'accepter une séquelle du jeu. William Attia, sans calcul commercial diabolique, après discussion avec des compagnons auteurs de jeu, s'est pris l'envie de penser à une version du jeu épurée, et donc plus abordable, plus dynamique, plus courte, et ne boudant pas une légère pointe d'opportunisme.

Vous connaissez Caylus? - Caylus magna carta conserve la philosophie générale de Caylus: la construction d'une ville le long d'un chemin, des ouvriers qui produisent et transforment des ressources, un château qui se construit, des joueurs récompensés pour leur contribution à l'ensemble de l'œuvre. La preuve que la philosophie est respectée: le texte d'introduction du jeu est le même pour Caylus et Caylus magna carta.

Par contre, Caylus magna carta a supprimé ou simplifié un certain nombre de lourdeurs / mécanismes avancés (selon le point de vue sous lequel on se place):

  • Il y a 3 ressources de base au lieu de 4: le bois, la pierre, la nourriture. Le textile disparaît.
  • L'or devient une ressource "joker", remplaçant au choix n'importe quelle ressource de base. L'or a donc une valeur pratique plus importante au cours de la partie.
  • Les faveurs du roi disparaissent, au profit d'une récompense en or pour la construction du château. C'est probablement la simplification la plus radicale du jeu. Les puristes crieront au drame de la disparition d'une voie stratégique importante du jeu. Les pragmatiques reconnaîtront le côté "cerise sur le gâteau" des faveurs du roi.
  • Le tour de jeu suit désormais le tour de table. On n'achète plus sa position dans le tour.
  • Le coût de placement d'un ouvrier est désormais fixe: 1 pièce. Il ne varie plus selon le nombre de joueurs qui ont passé leur tour.
  • Le rythme du jeu est désormais imposé par la construction du château. Le bailli et les décomptes intermédiaires disparaissent.
  • Les bâtiments spéciaux disparaissent. La plupart perdent de toute façon leur sens avec la nouvelle règle.
  • L'architecte disparaît. La construction d'un bâtiment de prestige équivaut à une action (comme le placement d'un ouvrier).
  • Chaque joueur a d'office l'opportunité de construire au château à chaque tour de jeu. Il n'y a pas de placement d'ouvrier au château.

Mais alors, Caylus Magna Carta ressemble à quoi, au juste? - Les joueurs contribuent au développement de la ville de Caylus. Ils gagnent des points de prestige:

  • En construisant le château. Des jetons "tour", "rempart", "donjon" rapportent successivement 5, 4, 3 points, pour le prix de 3 ressources chacun.
  • En construisant des bâtiments dans la ville. Il y a des bâtiments d'artisanat pour transformer, acheter ou vendre des ressources, des bâtiments résidentiels qui produisent de l'argent à chaque tour, des bâtiments de prestige qui rapportent beaucoup de points de victoire.
  • Accessoirement, en échangeant le reliquat de ressources et de pièces contre des points de victoire en fin de partie.

Au cours de chaque tour de jeu, les joueurs réalisent l'un après l'autre une action parmi plusieurs possibles: poser un ouvrier sur un bâtiment d'artisanat, piocher une carte bâtiment, construire un nouveau bâtiment, échanger des cartes bâtiments. Chaque action coûte une pièce.

Ensuite, les joueurs peuvent corrompre le prévôt en le payant pour qu'il se déplace le long de la route des bâtiments. Sa position finale détermine jusqu'ou les bâtiments artisanaux pourront produire. Ceux qui sont au-delà ne produiront rien.

Après la production des bâtiments artisanaux, les joueurs peuvent construire le château, puis commencer un nouveau tour de jeu.

La partie se termine lorsque le château est entièrement construit. Le joueur qui a récolté le plus de points de prestige gagne la partie.

Le point fort: la dynamique du jeu - Ce qui me séduit dans Caylus magna carta, c'est que le jeu gagne grandement en dynamique sans concéder sur l'intelligence du jeu. Caylus magna carta propose de nouveaux équilibres qui pourront dérouter les joueurs de Caylus dans un premier temps:

  • Chaque joueur possède un deck identique de bâtiments artisanaux. Les quasi-monopoles de production peuvent donc exister, mais jamais bien longtemps.
  • La construction du château est plus abordable mais en contrepartie moins généreuse que dans Caylus (pas de faveur du roi, pas de décompte intermédiaire). Par contre, elle est si dynamique que le château se construit rapidement et qu'il est difficilement réalisable de gagner une partie sans y contribuer.
  • Par contre, il est difficilement envisageable de faire une stratégie uniquement basée sur la construction du château, parce que l'utilisation des bâtiments adverses offre aux adversaires un bénéfice comparable. Un adversaire qui construit dans la ville profite donc des bénéfices secondaires qui lui permettraient de construire autant au château.
  • L'or "joker" facilite la construction des bâtiments et du château et dynamise la partie.
  • etc.

Je pense que Ystari Games vient de produire le jeu le plus abouti de sa collection. J'inscris Caylus magna carta dans mes coups de cœur, parce qu'il réussit l'équilibre difficile entre jeu dynamique et jeu de réflexion. Merci William Attia.

Les raisons d'aimer

  • Une présentation de qualité point de vue graphisme et matériel, une lecture du jeu parfaite.
  • Un jeu très dynamique, très incisif, très équilibré, très intelligent (on le sent bien, que j'adore, là?)

On pourra reprocher

  • Rien!

L'avis des joueurs

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Reportage photo

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