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25/10/2018: Essen 2018: la grande fête des jeux de société

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Quelques minutes avant l'ouverture, la foule s'entasse devant les portes. J'ai l'impression que cette année était un record. Le week-end, en particulier, était à la limite du supportable. Tant mieux pour la passion du jeu qui reste toujours plus vivace que jamais, malgré les dires de ceux qui prédisent depuis 30 ans que le jeu vidéo va tout absorber.

Le festival commence par un moment très agréable: Bruno Cathala et Ludovic Maublanc nous invitent à découvrir un jeu qu'ils ont créé en commun: Scarabya.

Scarabya est un jeu de pose de tuiles en forme de pentominos. Les pentominos, ce sont des figures composées à partir de 5 carrés. Il y a 12 formes possibles, et on les retrouve toutes les 12 dans Scarabya.

Bruno Cathala adore les pentominos. Il consacre d'ailleurs un long article à déclarer sa flamme aux pentominos.

Dans Scarabya, vous allez poser des pentominos, qui représentent des zones de fouille, sur un terrain carré qui renferme de nombreux trésors sous la forme de scarabées (le scarabée est un symbole mythologique que l'on retrouve principalement dans l'Égypte antique).



Avec Scarabya, vous allez connaître trois expériences ludiques différentes autour de cette mécanique de pose toute simple.

Ces trois expériences diffèrent selon l'objectif qui est fixé:

  • Dans le mode "duplicate" (un mode de jeu que l'on pratique dans les tournois de Scrabble), tous les joueurs ont leur propre plateau. On tire des cartes une à une. Chaque carte désigne un pentomino. Tous les joueurs posent donc les pentominos dans la même séquence. Le but: créer des zones de terrain de maximum 4 cases renfermant des scarabées. Chaque scarabée ainsi enfermé rapporte autant de points que la taille de la zone.
  • Dans le mode "duel", on utilise un seul plateau pour jouer un duel entre deux joueurs (on peut faire plusieurs duels en simultané en utilisant d'autres plateaux). Ici aussi, on retourne les cartes une à une pour désigner le pentomino à poser. Mais cette fois, on alterne le joueur qui pose le pentomino. Si le joueur parvient à créer une zone de scarabées (comme dans le mode précédent), alors c'est lui qui marque les points de la zone. Ici, on joue donc totalement différemment, car on essaie d'empêcher la création de zones par son adversaire, quitte à allègrement écraser des scarabées pour l'empêcher d'en profiter.
  • Dans le troisième mode, on joue de nouveau chacun pour soi, mais on continue sur cette veine de scarabées écrasés. Cette fois, le but est de masquer un maximum de scarabées. Ici encore, on joue totalement différemment par rapport aux modes précédents.

Chaque mode apporte sa propre richesse de jeu. Et si en plus vous pouvez profiter des tous ces trois modes avec un seul jeu, c'est une garantie de rejouabilité de Scarabya.



Ludovic Maublanc nous invite ensuite à découvrir le jeu qui s'appellera "Oh mon château" uniquement en France, et "Once Upon a Castle" partout ailleurs, y compris en Belgique francophone. Vu que le pays est multilingue, nous avons droit à la version internationale. C'est un jeu signé à 6 mains avec Corentin Lebrat comme co-créateur et Sylvain Aublain comme illustrateur. Un coup de chapeau particulier pour les illustrations de la boîte et des cartes du jeu: on adore!

Et puisqu'on parle d'illustrations, ça tombe bien, puisque le but du jeu est de marquer un maximum de points en... dessinant un château!

On marque des points en dessinant le donjon, des tours aux quatre coins, des remparts, des blasons sur les remparts, et des gens à l'intérieur. On gagne des bonus grâce au soleil et aux nuages dans le ciel. Il y a des petits pointillés sur une feuille pour vous aider à dessiner en suivant les lignes. Mais le plus rigolo, c'est de ne pas suivre exactement les lignes et de s'amuser à dessiner un beau château, en y ajoutant les détails (des fenêtres, des briques, des tuiles, des beaux drapeaux, un pont-levis, des costumes pour les bonhommes etc.). Ca ne fait pas gagner plus de points, mais c'est amusant et ça fait un souvenir après la partie.



J'imagine vos yeux écarquillés en lisant cette description. Je vais donc ajouter une petite précision: le but n'est pas SEULEMENT de dessiner. Il y a tout de même un peu de tactique là-dedans. Car on ne peut pas simplement dessiner tout ce que l'on veut.

Chaque joueur possède une grille d'action, que l'on pourrait comparer à une grille de bingo. Dans les cases du bingo, il y a des symboles. Quand on remplit une ligne ou une colonne de la grille avec des jetons, on a droit à une action de dessin qui est décrite à son extrémité. Parfois aussi, on gagne une carte bonus, qui offre une action (du style piquer une carte à un joueur) ou une autre source de points de victoire.

Et pour poser les jetons, on fait comment? Chacun son tour, on lance deux dés, qui représentent deux symboles. Le joueur qui a lancé les dés peut poser deux jetons sur sa grille, sur des symboles correspondant aux dés. Les autres joueurs peuvent choisir un des deux symboles et poser un jeton sur leur grille.



Ca c'est mon château. Je vous laisse méditer sa valeur artistique. En tout cas, en points de victoire, il n'est pas terrible du tout.

Ludovic Maublanc a explosé le score, et Carine et moi sommes loin derrière. Mais peu importe, c'était une expérience ludique tout à fait originale, à mi-chemin entre le jeu et le coloriage.

On s'est rué sur une boîte du jeu et Carine a déjà eu l'occasion de le faire jouer en école le lendemain de notre découverte (!). Les enfants ont été scotchés sur leur feuille de dessin pendant toute la partie. Une chouette expérience!



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