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City of horror

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photo: Repos Prod

Votre ville est assiégée par des zombies sortis d'on ne sait où. Vous avez réussi à vous réfugier dans un bâtiment en compagnie d'autres rescapés mais les zombies ont retrouvé votre trace et vous ont encerclés. Ils ne veulent qu'une chose: manger. Et de préférence de la chair humaine fraiche. Bien fraiche. Comme vous n'êtes pas disposé à vous sacrifier, il va falloir trouver une victime expiatoire et convaincre vos compagnons du bien fondé de cette sélection. Moralement ce n'est pas une situation facile à vivre, mais c'est toujours mieux que finir dévoré par des zombies, non?

Un jeu de Nicolas Normandon,
illustré par Miguel Coimbra,
édité par Repos Prod (2012)

Cote cœur joueurs: (4 avis)
Joueurs:3 - 6
Âge:à partir de 14 ans
Durée:Moyen (<60 min)
Public:un ado (12-16 ans)
un adulte (16 ans et +)
 
Type:Jeu de placement et négociation
Thèmes:Horreur
Ville
Zombies/Mutants
 
Complexité:   complexe
Réflexion:   concentré
Stratégie:    
Interactivité:   très interactif
Convivialité:   très animé
Contrôle:    
Thème:   immersif
Graphisme:   admirable graphisme
Matériel:   excellent matériel
 
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Galerie photo


Un aperçu de l'énorme et fantastique matériel de jeu. Le matériel est abondant, les illustrations magnifiques, et la finition de la réalisation est d'excellente qualité. Repos Prod signe un travail parfait.


Savez-vous que l'illustrateur Miguel Coimbra est aussi celui de 7 Wonders et Cyclades? Ca vous montre à quel point Miguel est bourré de talent dans des styles variés.

L'avis de NIM

Initialement paru sous le nom de "Zombies" chez Asmodee, City of horror est bien plus qu'une réédition. C'est une "v2", comme les belges de Repos Prod aiment le souligner.

On peut les croire d'emblée en découvrant la superbe boîte de jeu, l'énorme plateau modulable, l'abondance de cartes et de figurines, et les magnifiques graphismes de Miguel Coimbra. Oui oui, le même qui a illustré 7 Wonders. Plus grand et plus beau, ok, mais... mieux? Voyons voir.

City of horror est un jeu qui ravira les amateurs de zombies et de leurs clichés. Pour la petite histoire, le thème des zombies est tellement galvaudé dans les films d'horreur qu'il est devenu un style à part entière, plutôt rigolo qu'horrifiant à force d'accumuler les clichés. Les zombies hagards, assoifés de sang, déambulant dans les rues sombres remplies d'épaves de voitures, les humains qui se terrent dans les bâtiments en ruine et se battent avec tout ce qui leur tombe sous la main. La petite fille au nounours qui tient un poignard, la femme enceinte, la grand-mère sur sa tribune, l'ado en skateboard, la collégienne, le punk, le prêtre etc. Ils sont tous là, 21 personnages différents, prêts à en découdre avec les zombies, chacun avec sa capacité particulière.

Le principe du jeu - City of horror est un "jeu d'enfoirés", ce qui signifie que les joueurs vont devoir négocier, faire et défaire des promesses et des alliances au rythme des opportunités de chacun.

L'objectif dans City of horror est de survivre dans une ville envahie par les zombies. Chaque joueur tente de maintenir ses personnages en vie pendant 4 heures virtuelles (en fait, 4 tours de jeu). Au bout de ces 4 heures, un hélicoptère imaginaire vient sauver les survivants... mais il n'embarquera que ceux qui sont parvenus à trouver une dose de vaccin qui les empêche de se transformer en zombies.

Le plateau de jeu modulaire représente un quartier, avec un carrefour central, 4 bâtiments pour s'abriter et réaliser des actions spéciales, et un chateau d'eau pour observer la progression des zombies.

Au début de la partie, on dispose les bâtiments aléatoirement. La position aléatoire permet de varier l'ordre d'activation des bâtiments d'une partie à l'autre. Les joueurs choisissent leurs personnages et les mettent en place, ainsi que les zombies, qui sont pour l'instant regroupés à l'entrée du quartier.

Le tour de jeu est très simple. En quelques mots:

  • Au début du tour, les joueurs qui ont un personnage sur le chateau d'eau peuvent jeter un oeil sur la carte qui décrit le schéma de progression des zombies.
  • Chaque joueur choisit secrètement un lieu vers lequel il compte envoyer un de ses personnages (il pourra choisir quel personnage déplacer plus tard).
  • On dévoile la carte de progression des zombies et on les déplace.
  • Chaque joueur déplace un de ses personnages vers le lieu qu'il a choisi. Si le lieu de destination est plein, alors il doit envoyer le personnage sur le carrefour, qui est le lieu le plus dangereux du quartier.
  • Enfin, on parcourt les bâtiments l'un après l'autre. Dans chaque bâtiment, les personnages vont...
    • profiter de l'action spéciale du bâtiment,
    • combattre les zombies si nécessaire, en jouant des cartes d'action et en négociant,
    • se partager les objets s'il y en a (des cartes d'action ou des vaccins), aussi en négociant.

Le coeur du jeu, ce sont les négociations lors des combats avec les zombies et des partages d'objets.

Pour les zombies, c'est tout simple. Si les zombies sont assez nombreux pour rentrer, les joueurs peuvent s'accorder pour jouer des cartes d'actions pour les retenir ou les éliminer. Si, malgré celà, les zombies restent assez nombreux pour pénétrer dans le bâtiment, vous devez satisfaire leur appétit en sacrifiant un des personnages présents. La règle du sacrifice est toute simple: mettez-vous d'accord! Les joueurs peuvent discuter, faire des promesses ou des alliances de circonstances, se soudoyer offrant ou en échangeant des cartes ou des objets. On passe alors au vote, en pointant du doigt. En cas d'égalité, c'est le premier joueur du tour qui décide, qu'il soit présent ou pas dans le bâtiment!

Pour le partage des objets, c'est à peu près pareil: les joueurs doivent s'accorder sur celui qui distribuera les objets. Si aucun accord n'est obtenu, alors il n'y a tout simplement pas de partage!

Le verdict - Bien que les jeux de négociation ne soient pas mon style de jeu préféré, je dois reconnaître que City of horror atteint la perfection dans le genre et m'a procuré beaucoup de plaisir à jouer. Il y a de bonnes raisons à ce coup de coeur:

  • le magnifique matériel,
  • les illustrations superbes de Miguel Coimbra,
  • le thème qui exploite les clichés du thème zombie avec beaucoup d'humour,
  • la mécanique toute simple,
  • des négociations qui ne se font pas "dans le vide" (à la pure tchatche), mais qui au contraire s'appuient sur beaucoup d'éléments: le premier joueur qui départage en cas de désaccord, la possibilité de faire des offres ou des échanges pour acheter un vote, la possibilité de se faire des promesses que l'on doit tenir tant qu'on ne change pas de lieu etc.,
  • la richesse énorme du jeu grâce au placement initial, à la progression variable des zombies, aux cartes d'action et aux pouvoirs variés des personnages.

Le thème des zombies est sans doute moins vendeur que celui de 7 Wonders, mais cependant je pense que Repos Prod a réussi un nouveau "sans faute" pour cette nouvelle production ludique.

Les raisons d'aimer

  • le magnifique matériel,
  • les illustrations superbes de Miguel Coimbra,
  • le thème qui exploite les clichés du thème zombie avec beaucoup d'humour,
  • la mécanique toute simple,
  • des négociations qui ne se font pas "dans le vide" (à la pure tchatche), mais qui au contraire s'appuient sur beaucoup d'éléments: le premier joueur qui départage en cas de désaccord, la possibilité de faire des offres ou des échanges pour acheter un vote, la possibilité de se faire des promesses que l'on doit tenir tant qu'on ne change pas de lieu etc.,
  • la richesse énorme du jeu grâce au placement initial, à la progression variable des zombies, aux cartes d'action et aux pouvoirs variés des personnages.

On pourra reprocher

  • Il faut savoir rester bon joueur malgré les cruelles négociations qui ont lieu à chaque tour de jeu

L'avis des joueurs

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rolft TOP 10 CONTRIBUTEURS

112 avis - 112 notes - 1er contributeur
posté le 08/12/2012

Le mieux est l’ennemi du bien.

Autant j’avais accroché à la version Asmodee, autant celle-ci ne me convainc pas.

En relisant mon commentaire dans tric trac en 2008, je m’aperçois que j’avais justement suggéré que repos prod reprenne l’édition de ce qui était pour moi un excellent jeu d’enfoiré. Visiblement, je ne m’étais pas trompé et c’est chose faite. Mais les joyeux mexicains s’y connaissant en mécanismes ludiques, se sont cru obligés de rajouter des pouvoirs à leurs personnages, histoire de permettre un bon renouvellement des parties. Le problème, c’est qu’à une première partie, le tout se révèle relativement indigeste pour ce qui reste un simple jeu d’enfoiré. Ils auraient mieux été avisés de créer des règles évolutives à l’instar d’un Cash and Guns et de réserver ce pouvoirs pour un niveau avancé. A mon humble avis

Nombre de parties: quelques parties jouées (2-5)

Cote cœur:
Graphisme:
Matériel:
Richesse:
Originalité:
Complexité:
Contrôle:
Convivialité:
Immersion:

mtruchon TOP 10 CONTRIBUTEURS

44 avis - 44 notes - 5ème contributeur
posté le 15/08/2014

La première impression n'est pas la bonne

C'est un jeu crève-coeur. Il ne faut jamais Ô GRAND JAMAIS y jouer en compagnie d'une personne mauvaise perdante, puisque City of Horror a de quoi se mettre en colère ! Le principe des zombies est extrêmement bien exploités et les graphismes sont merveilleux, mais il vaut mieux entreprendre les parties en se disant "advienne que pourra", puisque c'est un jeu totalement imprévisible, ou les sacrifices sont plus souvent qu'autrement essentiels. Par contre, si on se rend au bout de la partie en espérant que le sort joue en notre faveur, certes, il faut aussi ajouter que les négociations jouent également un grand rôle dans l'atteinte de la victoire. En effet, c'est un jeu où il faut savoir faire valoir son point, manipuler ses amis et faire des échanges de biens (et peut-être même les plus cruels et téméraires vont-ils jusqu'à trahir des alliances). Tous les personnages sont, à mon avis, bons à avoir puisque même ceux qui, à la base, présentent des désavantages, peuvent être avantageux (on ne craindra pas de les fatiguer ou de les sacrifier pour parvenir à aller chercher quelque chose d'autre en retour, par exemple, ou personne ne verra en eux une menace).

C'est un jeu où la première partie ne traduit pas tout le potentiel de plaisir et de stratégie qu'il peut y avoir. Bien qu'à première vue la chance puisse paraître reine, il faut savoir qu'à City of Horror, on doit plutôt savoir FAIRE sa chance.

Nombre de parties: quelques parties jouées (2-5)

Cote cœur:
Graphisme:
Matériel:
Richesse:
Originalité:
Complexité:
Contrôle:
Convivialité:
Immersion:

sambrerouge

3 avis - 101 notes - 17ème contributeur
posté le 15/03/2015

Cote cœur:

DarkCruz

0 avis - 7 notes - 111ème contributeur
posté le 29/01/2013

Cote cœur:

Reportage photo

Consultez les 7 photos de reportage de "City of horror". CLIQUEZ ICI.

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